 L'usine Kodak de Chalon-sur-saône |
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Toutes les usines de fabrication de surfaces sensibles sont de grandes utilisatrices de produits chimiques.
Ainsi, pour les usines Kodak de Chalon-sur-Saône et Rochester (USA) la protection de l'environnement par le contrôle des rejets (air, eau ... ) est une priorité. Les incidences de ces nouvelles mesures écologiques sont importantes pour l'industrie cinématographique et vont conduire à l'évolution des émulsions utilisées.
Tout d'abord, l'évolution de la législation française et européenne concernant les déchets et rejets de toute nature va dans le sens d'une restriction des normes. Ainsi, si les divers emballages utilisés sur les tournages, cartons, boîtes de négatives... pourront être assimilés à des déchets "domestiques" et, de ce fuit, suivre le système de ramassage classique, il n'en sera pas de même pour les déchets des laboratoires.
En effet, les normes de rejets d'effluents liquides -trop plein des machines de traitement- et de consommation d'eau utilisée notamment pour les divers lavages, vont vers une réglementation plus stricte.
Les laboratoires devront adapter leur travail
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 Le nouveau grain écologique des négatives VISION |
Bien évidemment, les laboratoires vont devoir modifier leurs habitudes de travail : réduction des lavages tout en préservant leur efficacité pour une bonne conservation des pellicules ; réutilisation et régénération des bains de développement pour affaiblir les rejets tout en maintenant une qualité sensitométrique irréprochable ; meilleure récupération de l'argent des bains de fixage...
Kodak apporte naturellement toute son assistance aux laboratoires qui anticipent cette future réglementation. Notre soucis est double : aider le laboratoire à réduire ses rejets et sa consommation d'eau et lui assurer que la qualité photographique des négatives, positives et inters n'en sera pas affectée. Notre intervention préserve le directeur de la photographie, le réalisateur et le directeur de production d'éventuelles fluctuations de la qualité des images qui seraient la conséquence d'une défense de l'environnement mal maîtrisée.
Des émulsions en constante évolution
Mais la défense de l'environnement peut aussi avoir des retombées perverses pour les professionnels de l'industrie cinématographique. En effet, la sensibilité des hologénures d'argent dépend des "additifs" et des "sensibilisateurs" que les fabricants y incorporent. A l'origine de la photographie, à la fin du siècle dernier, l'or était le sensibilisateur en vigueur. Depuis, d'autres métaux lourds Cadmium, Mercure... ont pu être utilisés. Ces métaux faisaient partie des rejets liquides des laboratoires. Or, même en quantité infinitésimale, le rejet de ces métaux est devenu impossible. C'est pourquoi les fabricants ont découvert d'autres sensibilisateurs.
 Récupération d'argent à Chalon-sur-saône |
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Certains comme celui utilisé pour les négatives VISION 52/7277 et VISION 52/7279 sont encore plus efficaces que les anciens. Cette nouvelle réglementation entraîne donc la disparition des négatives contenant les produits dont le rejet sera tout prochainement interdit. Ainsi, la 5247 et la 72/7297 ne pourront plus être fabriquées.
La protection de l'environnement va donc avoir des conséquences inattendues pour les cinéastes : la disparition de certaines émulsions et par conséquent d'un certain rendu. Toutefois, la nécessité pour les fabricants de trouver des substituts plus performants et de créer de nouvelles émulsions, permettra de proposer aux directeurs de la photographie une très large et ... écologique palette de pellicules.
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